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NB Ce texte date de 2004-2005, à une époque où je travaillais la pâte à modeler autodurcissante et ne connaissais pas encore la pâte polymère.

La pâte à modeler.

J’ai eu la chance pour mon premier achat de choisir au hasard la pâte à modeler qui allait devenir mon matériau favori : Plastibo, de la marque Omyacolor. Pâte autodurcissante blanche qui se travaillait avec les doigts plus ou moins humectés, elle avait deux gros avantages : elle était suffisamment fine, ferme et peu fibreuse pour permettre la réalisation détails fins, et elle permettait un travail fractionné (pour interrompre le travail, il suffisait de mettre la figurine à l’abri de l’air, en utilisant par exemple un vase posé renversé par-dessus). Après un petit moment de découragement lié à la fin de la commercialisation de Plastibo et un essai peu concluant de Plastiroc dans la même marque, j'ai fini par retrouver mon bonheur avec Efaplast d'Eberhard Faber.

Les armatures.

Un matériau qui se laisse aussi facilement manipuler, pétrir, et façonner que la pâte à modeler pose forcément des problèmes de tenue. À vrai dire, je n'ai même jamais essayé de modeler sans armature.

Les premières figurines ont simplement une « colonne vertébrale » en bois (les pics à brochette vendues dans les supermarchés remplissent parfaitement ce rôle), essentiellement pour relier la tête au reste du corps, mais qui se prolonge généralement jusque dans le socle. Sans cette armature minimale, le cou ne serait probablement pas assez fort pour résister au poids de la tête, et la figurine aurait peut-être quelque difficulté à tenir d’aplomb sur son socle.

Pour les figurines à la posture moins « statique », il a évidemment fallu raffiner un peu le procédé en faisant appel à des fils de fer de différents diamètres. Abdu-Ali est un exemple assez extrême puisque sa jupe et son chapeau sont constitués d'un fin grillage métallique fixé au corps par du fil de fer, et que l'on trouve du métal jusque dans ses pouces, pour ne pas parler de ses bras largement écartés !

Puisque je travaille de plus en plus sur des attitudes, les armatures deviennent encore plus importantes, et ma façon de travailler change insensiblement : au départ, j’avais tendance à commencer par modeler la tête, le visage, afin d’avoir très vite l’impression que le personnage existait. Désormais, le personnage existe par son corps autant sinon plus que par son visage, et j’arrive mieux à commencer par le « squelette ».

Le revers de la médaille ? Une armature n'apporte pas qu'un surcroît de solidité : elle crée également des contraintes puisqu'elle empêche la pâte à modeler de « travailler » librement, tout est donc affaire d'équilibre (empirique !) et des retouches sont généralement nécessaires là où des fissures apparaissent.

La couleur.

Terre, fer, pic et pic et acrylique… Il me fallait quelque chose de plus tenace que la gouache et de plus adapté (et moins compliqué) que l’huile, j’ai donc opté pour la peinture acrylique extra-fine que je n’avais jamais utilisée auparavant. Bonne surprise, l’acrylique est d’un usage simple et agréable. Le séchage, notamment, est relativement rapide, ce qui est une bonne chose pour les jours « à bons doigts » où j’ai envie d’essayer au plus vite ce que j’ai en tête.